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Recognizing Africa’s role in the global knowledge economy.

Les défis d’étendre Open AIR dans des pays africains francophones


Emily Cumbaa - September 22, 2016 - 0 comments

Par Emily Cumbaa

Le travail panafricain comprend plusieurs défis, entre autre la grandeur du continent, sa diversité, les différences juridiques, et la complexité des langues. Les défis sont particulièrement marqués pour l’innovation africaine. Il y a deux organismes régionaux dans le domaine de la propriété intellectuelle, en plus de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, ce qui souligne la diversité et les divisions linguistiques et régionales. Pour Open AIR, un réseau de recherche qui travaille dans de différents domaines de l’innovation et la propriété intellectuelle, on rencontre plusieurs défis à cause de cette diversité.

Open AIR est dans le processus de tenter d’étendre le réseau en seul qui est véritablement bilingue et panafricain. Depuis le début du réseau, Open AIR a essayé plusieurs stratégies pour répondre au multilinguisme et la diversité du continent africain. Open AIR a maintenant développé une stratégie d’engagement pour étendre le réseau dans des pays francophones d’Afrique. Nous avons rencontré des défis depuis le début du réseau, mais nous sommes heureux d’avancer avec la stratégie d’engagement.

Une stratégie d’engagement

Qu’est-ce qu’on veut dire quand on parle de bilinguisme? Est-ce que c’est nécessaire que toutes les communications du réseau soient en anglais et en français? Est-ce qu’on fait le mieux que nous puissions faire pour assurer qu’il y a du contenu francophone sur le site web du réseau? Il est difficile de répondre à ces questions, et notre stratégie continue de changer et de définir ce qu’on conçoit par le bilinguisme pour ce réseau. Pour créer une stratégie d’engagement pour Open AIR, j’ai commencé par la recherche sur le bilinguisme dans des réseaux de recherche. J’ai aussi lu beaucoup sur comment développer et étendre un réseau de recherche. Les expériences d’autres réseaux m’ont beaucoup informé sur ces deux thèmes. Ensuite, j’ai développé une stratégie qui répondait aux besoins d’Open AIR et en tenant compte des défis présenter par une équipe de recherche internationale.

Quand j’ai commencé à travailler avec Open AIR, une de mes responsabilités était de coordonner la traduction d’« Innovation and Intellectual Property: Collaborative Dynamics in Africa », une des publications phares du réseau. Ça n’a pas été une tâche facile, et moi et mes collègues avons eu de la difficulté à trouver une maison d’édition qui pouvait faire la traduction et publication du livre en français pour un prix raisonnable. Nous avons aussi effectué beaucoup de recherche sur les opportunités de financement. Malheureusement, nous n’avons pas trouver une subvention pour la traduction. Après quelques mois de recherche, nous n’avons malheureusement pas trouvé une maison d’édition faisable, décidant au lieu de faire la publication soit même. On a aussi décidé d’avoir seulement quelques chapitres du livre traduit par un traducteur professionnel. Nous n’étions, cependant, pas certains que nous avions fait le bon choix. On se demandait si le réseau pourrait mieux s’étendre par la traduction du livre au complet ou même si la traduction du livre était nécessaire pour étendre le réseau en les pays africains francophones. Néanmoins, cela semblait l’option la plus réaliste et la plus flexible pour faciliter cette expansion.

En plus du livre, cependant, nous avons besoin d’une véritable stratégie d’engagement. On a besoin de matériaux en français, certainement, mais on doit aussi avoir une stratégie pour le bilinguisme. La stratégie d’engagement devait répondre aux besoins du réseau pour embaucher des employés, la communication, les médias sociaux, l’administration, et la diffusion de la recherche  On ne veut non seulement établir des contacts avec des experts dans les régions francophones, mais aussi maintenir ces relations dès qu’elles se forment. Donc, on a commencé à prendre d’autre petits pas vers un plus grand bilinguisme pour le réseau. On a introduit les « vendredis francophones » sur nos profils de médias sociaux. On essaye aussi de rédiger notre propre contenu en français, comme ce blogue.

C’est difficile d’établir une stratégie du bilinguisme avec un réseau international. Ici au Canada, on a l’avantage d’avoir le français et l’anglais comme nos langues officielles. À l’Université d’Ottawa en particulier, la communication dans le français et l’anglais est encouragé et on est à l’aise à avoir la communication dans les deux langues. Par contre, ce n’est pas tout le monde qui parle les deux langues, et notre réseau se situe dans des pays où le français n’est pas une langue officielle et où il n’y a pas une grande population francophone. Le développement d’une stratégie de bilinguisme en anglais et français où tous les membres du réseau ne parlent pas les deux langues est très difficile. On veut maintenir nos partenaires et nos relations déjà établies, mais on veut aussi agrandir le réseau.

Dans ce but, on cherche à apprendre de l’expérience de d’autres réseaux ou initiatives internationales. Alors que notre propre recherche informera la stratégie qu’on développe sur le bilinguisme, on espère qu’on puisse profiter des expériences des autres réseaux de recherche et l’on invite nos collègues dans le domaine de recherche de nous contacter avec des idées et suggestions. Nous espérons étendre de manière significative en Afrique francophone et nous aimerions entendre ce que les stratégies ont le mieux fonctionné pour d’autres chercheurs.

Le développement d’une stratégie d’engagement pour les pays africains francophones était un nouveau défi pour moi. L’opportunité de développer la stratégie et de mener l’engagement été incroyable. La collaboration avec mes collègues d’Open AIR partout au monde été un des moments forts de l’expérience. Il y avait aussi des obstacles, comme le résultat décevant que nous n’avons pas trouver une subvention pour la traduction du livre. Cependant, le développement d’une stratégie d’engagement était une opportunité d’apprendre de l’expérience des autres réseaux et de déterminer ce qui fonctionnerait pour Open AIR. J’ai hâte de voir comment le réseau s’étendre dans les prochaines années.