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Recognizing Africa’s role in the global knowledge economy.

Innovation, connaissances traditionnelles et ressources biologiques, Yaoundé


Hamid Benhmade - February 21, 2020 - 1 comment

Par : Abdelhamid Benhmade

Le Colloque de Yaoundé, 2019, est organisé par l’Université Catholique d’Afrique Centrale, en partenariat avec l’Institut Universitaire d’Abidjan et l’Université Toulouse Capitole. Il s’agit de se questionner sur le lien entre l’innovation, les connaissances traditionnelles et la biodiversité en Afrique de l’Ouest au regard des objectifs d’Aïchi adoptés le 29 octobre 2010.

Un espace ouvert aux communautés autochtones

Le Colloque de Yaoundé, 2019, est l’occasion pour rassembler autour d’enjeux communs, d’une part, le Conseil National des Chefs traditionnels du Cameroun et, d’autre part, l’ASPIT, l’IUA, le MEDD, le MINEDD, le MINEP, l’OAPI, l’UCAC et l’UTC. Le débat est organisé en trois conférences et deux ateliers permettant de discuter de trois questions : les fonctions des institutions africaines en matière d’innovation, l’innovation par l’utilisation des savoirs traditionnels et des ressources biologiques et, finalement, l’innovation, les savoirs traditionnels et les communautés autochtones et locales.

Au-delà de son but scientifique, le Colloque de Yaoundé, 2019, permet aux autochtones de mieux faire entendre leurs voix quant aux enjeux derrière l’innovation et la biodiversité. Il constitue un espace de réflexion plurielle où différents acteurs venant de divers horizons, à l’instar des représentants gouvernementaux, des académiciens et des leaders autochtones, échangent autour de la valorisation des savoirs traditionnels et des ressources biologiques. D’ailleurs, les défis relatifs à l’inclusion et la durabilité ne peuvent être résolus qu’à travers une approche participative permettant aux autochtones de devenir les maîtres de leur destin. Toutefois, pour une émancipation devant assurer aux communautés autochtones leurs droits, il faut allier autonomisation économique, d’une part, et justice socio-écologique, d’autre part. Autrement, l’autonomisation ne peut qu’aggraver davantage l’exclusion de ces communautés.

Open AIR et l’engagement francophone

Mon séjour scientifique a été enrichissant tant sur le plan professionnel que personnel. Outre l’acquisition de nouvelles connaissances relatives à l’innovation inclusive et durable, j’ai exploré les possibilités de collaboration avec les organisateurs du Colloque de Yaoundé, et rencontré Dr. James Mouangue Kobila, Vice-recteur de l’Université de Douala. Dr. Kobila, membre de la délégation africaine accueillie par l’Université d’Ottawa, a réitéré, lors de notre rencontre, son plaidoyer en faveur d’un partenariat gagnant-gagnant. Il a également salué l’engagement des acteurs universitaires canadiens, à l’instar d’Open AIR, et leurs efforts en matière de promotion des liens scientifiques entre l’Afrique et le Canada. D’ailleurs, lors de la visite de cette délégation africaine à notre campus le 07 novembre 2019, j’ai fait partie des équipes Open AIR et CDTS qui ont pris part à cette manifestation.

Ma présence à ce colloque réaffirme encore une fois de plus l’engagement francophone d’Open AIR. Open AIR tient à ce que ses efforts s’inscrivent dans la lignée des objectifs de l’Université d’Ottawa qui ambitionne de nouer de nouveaux liens avec l’Afrique francophone. Je tiens à remercier Open AIR pour son appui infaillible qui est un gage incontournable pour la réussite académique des jeunes chercheurs africains et canadiens. En deux ans, grâce à son accompagnement et son réseau étendu en Afrique, Open AIR m’a permis de participer à de nombreux événements, entre autres, l’Open AIR Transition Workshop tenu à Accra et le Sommet Africités organisé à Marrakech. D’autant plus qu’il est déjà prévu que je le représenterai, en tant que chercheur associé, à la conférence internationale sur la francophonie économique du 02 au 04 mars 2020 à Rabat. Je suis honoré de faire partie des jeunes chercheurs associés à Open AIR.